Action culturelle commune en faveur des réfugiés

Publié le 15 octobre 2015

En pleine controverse sur le sort des réfugiés qui fuient les guerres, nos institutions culturelles ont un devoir de pédagogie et d’alerte. Il doit passer par deux axes : accompagner l’individu qui écoute, qui regarde et qui comprend son rôle d’humain dans la société et épauler celui qui reconsidère les erreurs commises pour éviter celles d’aujourd’hui. Comme beaucoup, nous voulons résister à certain jugement péremptoires, amplifiés par certains médias et les technologies de la communication qui réduisent comme peau de chagrin le temps de la réflexion et propagent tout propos aussi abject soit-il, sans aucune déontologie ou éthique du « savoir penser ».
Le passé a jeté sur toutes les routes du monde des millions d’êtres humains fuyant la débâcle et la mort ; ils ont laissé derrière eux des histoires, des récits, des mémoires que nos oeuvres d’art ont largement enrichis et qui sont notre patrimoine par leur richesse individuelle détruite et souvent oubliée.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés aux mêmes phénomènes qui jettent tous ces réfugiés sur une route inconnue et qui ne leur promet rien que la survie immédiate. Le XXème siècle a été celui des plus immenses déplacements de population, autrement plus spectaculaires que ceux de maintenant ; mais nous en combattions aussi les causes à l’époque, par le poids des institutions mondiales ; aujourd’hui nous subissons les conséquences et nous ne réglons pas les causes ; les réfugiés sont toujours le miroir de notre aveuglement et c’est pour cela qu’ils font peur ; mais ce n’est pas d’eux que nous devons avoir peur ; nous devons avoir peur de cette intolérance et de cet égoïsme que nous paierons très cher si nous ne gardons pas des yeux humains et ouverts sur la réalité.
Notre Europe actuelle s’est bâtie sur cette histoire et ne peut pas l’oublier aujourd’hui. La réponse collective n’a jamais remplacé la conscience individuelle. Restons à l’écoute et tendons la main « ensemble » vers ceux qui nous ressemblent et que nous pourrions être demain. C’est notre simple rôle et devoir d’être humain.

Nino
La Chambre patronale a fait appel au photographe belge Gaël Turine dont le travail photographique s’inscrit dans une veine documentaire. Le portrait est devenu un genre photographique qu’il explore et propose régulièrement pour montrer et parler d’un sujet.
Cécile Lecuyer et Edith Bertholet qui travaillent autour de la thématique migratoire depuis plusieurs années ont été missionnées pour récolter les témoignages et coordonner le projet.
Chaque membre assurera la présentation d’un portrait (photo et témoignage) dans sa structure.
Aussi, une exposition regroupe l’ensemble des portraits à Flagey, permettant, grâce à la vente des oeuvres, de récolter des fonds pour soutenir les associations spécialisées.
Enfin, chaque institution pourra décider quelles actions directes elle met en place, au sein de sa structure, pour accueillir des groupes de réfugiés vivant dans sa région tout au long de la saison.

 

Dossier de presse

Plus d’infos sur le projet
Cécile Lecuyer & Edith Bertholet
La Halte, 4 rue de la Casquette B – 4000 Liège
lequipe@lahalte.be | edithbertholet@gmail.com