17 mai – Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

Cette journée est plus que jamais l’occasion de remettre la lumière sur les inégalités et les violences encore trop présentes dans notre société. La transphobie, l’homophobie et la biphobie tuent aujourd’hui, tous les jours, dans le monde, mais aussi dans des pays aussi avancés sur ces questions que le nôtre.

Selon les chiffres donnés par une enquête de l’IFOP pour la France, une personne sur cinq se définissant comme LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) déclare avoir été victime d’une agression physique au cours de sa vie. Nous pouvons regretter que nos politiques ne se sont pas suffisamment emparés de ces questions, et qu’il n’existe, à l’heure actuelle pas de chiffres pour la Belgique.

Nous souhaiterions profiter de cette journée pour accorder un point d’attention aux luttes trans. En effet, l’homosexualité, bien que toujours source d’intolérance, de stéréotypes et de violences, est de plus en plus acceptée tandis que la transphobie est largement répandue, acceptée, normalisée, y compris dans les milieux gays et lesbiens. Les personnes transgenres ont lutté pour les droits des gays (et des lesbiennes, leurs luttes ont été invisibilisées par rapport aux luttes gays, elles restent encore aujourd’hui dans l’ombre, victimes d’homophobie et de sexisme) malgré de multiples exclusions au sein de ces communautés, dès les émeutes de Stonewall, mais n’ont presque jamais eu voix au chapitre.

Il est plus que temps de faire des luttes trans une bataille commune et l’urgence pour une société réellement inclusive et égalitaire.